Il est encore en Moto3, mais son nom circule déjà dans tous les paddocks. Quelques mois seulement après son arrivée dans le championnat du monde, Maximo Quiles impressionne par sa vitesse, sa maturité et sa domination. Au point que Davide Tardozzi, le directeur de Ducati Lenovo Team, n’hésite plus à lui prédire un destin exceptionnel. Il faut dire aussi que son soutien porte le nom de Marc Marquez …
Pour le dirigeant italien, le jeune Espagnol ne se contentera pas de remporter le titre Moto3 : il est appelé à devenir l’une des figures majeures du MotoGP dans les prochaines années. Sous les couleurs du CFMOTO Gaviota Aspar Team, Maximo Quiles réalise une campagne 2026 qui rappelle les plus grands débuts de la catégorie.
À mi-saison, le pilote espagnol a déjà franchi la barre des 200 points et possède plus d’une centaine de longueurs d’avance sur ses premiers poursuivants. Une telle marge est rare en Moto3, une catégorie réputée pour ses arrivées groupées et ses courses extrêmement disputées.
Avec déjà six victoires acquises sur des circuits aussi différents que le Brésil, la Catalogne ou Assen, Quiles ne brille pas uniquement par sa vitesse. Il impressionne aussi par sa gestion des courses et son sang-froid dans les derniers tours. Autant de qualités qui attirent naturellement l’attention des décideurs du MotoGP.

Tardozzi ne cache pas son admiration et le rôle grandissant de Marc Marquez
Invité du podcast Misterhelmet, Davide Tardozzi a été interrogé sur les jeunes talents qui pourraient marquer l’avenir de la discipline. Sa réponse est sans ambiguïté. « Quiles remportera probablement le championnat du monde Moto3 cette année. Il gagnera aussi en Moto2 et il arrivera assurément en MotoGP. Il sera l’un des acteurs majeurs du championnat à partir de 2029. »
Une projection particulièrement ambitieuse venant du patron de l’équipe qui domine aujourd’hui la catégorie reine. Pour Tardozzi, un autre élément explique cette ascension. Maximo Quiles appartient à Vertical, la structure de management créée autour de Marc Marquez et de son frère Alex.
Même si le pilote Ducati ne gère pas personnellement le quotidien de tous les jeunes pilotes, son influence est bien réelle. « Si j’étais un pilote, je voudrais Marc Marquez à mes côtés. » Tardozzi estime que l’octuple champion du monde possède une expérience unique du très haut niveau et qu’il pourrait, à terme, devenir un excellent conseiller, voire un manager de référence dans le paddock.
Selon Tardozzi, la structure Vertical travaille déjà à préparer la génération suivante. Maximo Quiles apparaît comme le joyau du projet. Le dirigeant de Ducati précise toutefois que la gestion quotidienne du pilote est assurée par les collaborateurs de l’entreprise et non directement par Marc Marquez. L’essentiel est ailleurs : Quiles bénéficie déjà d’un environnement professionnel particulièrement structuré pour accompagner sa progression.
Si rien n’est jamais garanti dans les catégories de promotion, la trajectoire imaginée par Tardozzi est limpide. D’abord un titre mondial en Moto3. Puis une progression vers le Moto2. Enfin, une arrivée en MotoGP aux alentours de 2029, avec le potentiel pour devenir rapidement un candidat aux premières places. Une feuille de route ambitieuse, mais cohérente avec ce que montre actuellement le jeune Espagnol sur la piste.
L’enthousiasme autour de Maximo Quiles est pleinement justifié au regard de ses performances actuelles. Il convient toutefois de rappeler qu’entre la domination en Moto3 et la réussite en MotoGP, le chemin reste long. L’histoire récente regorge de champions des petites catégories qui n’ont jamais confirmé au plus haut niveau, tandis que d’autres, plus discrets dans leur jeunesse, ont ensuite explosé en MotoGP.
Les prochaines saisons en Moto2 seront donc déterminantes pour mesurer la véritable dimension du pilote espagnol. Mais une chose est sûre : lorsque Davide Tardozzi prend publiquement le temps de mettre en avant un pilote évoluant encore en Moto3, ce n’est jamais anodin.
Le patron de Ducati sait que le renouvellement des talents est permanent en Grand Prix, et il identifie déjà Maximo Quiles comme l’un des noms qui pourraient façonner le MotoGP de la prochaine décennie.
Reste désormais au jeune Espagnol à confirmer ces immenses attentes sur la piste. Car les prédictions de Tardozzi témoignent de la confiance que lui accordent les observateurs… mais c’est bien le chronomètre qui, comme toujours, écrira la suite de son histoire.










