Le transfert de Pedro Acosta chez Ducati en 2027 ne se limite pas à un simple changement de pilote. En coulisses, un choix stratégique tout aussi important vient d’être confirmé : Cristian Gabarrini, l’actuel chef mécanicien de Francesco Bagnaia, restera à Borgo Panigale pour accompagner le jeune Espagnol. Une décision loin d’être anodine.
Car Gabarrini n’est pas un ingénieur comme les autres. Avant d’accompagner Bagnaia dans sa conquête de deux titres mondiaux MotoGP, il fut surtout l’homme de confiance de Casey Stoner entre 2007 et 2011, période durant laquelle l’Australien offrit à Ducati son premier sacre dans la catégorie reine.
Selon le quotidien espagnol AS, Gabarrini aurait confié à son entourage qu’il retrouvait chez Pedro Acosta « certaines qualités » qui lui rappellent Casey Stoner. Depuis son arrivée en MotoGP, Acosta est régulièrement associé au champion australien pour son style de pilotage instinctif, spectaculaire et particulièrement agressif. Lui-même n’a jamais caché qu’il s’inspirait de Stoner.
Beaucoup considèrent déjà que son pilotage appartient à cette catégorie très rare de pilotes capables de faire tourner une moto au-delà de ses limites théoriques.
Le maintien de Gabarrini révèle également la vision de Ducati. Alors que Francesco Bagnaia s’apprête à rejoindre Aprilia, le constructeur italien choisit de conserver l’un de ses hommes clés afin d’encadrer celui qui représente son avenir.

Avec Cristian Gabarrini, Ducati veut accompagner Acosta « jusqu’à sa pleine maturité »
Dans le communiqué officialisant la signature d’Acosta, Luigi Dall’Igna expliquait vouloir accompagner le jeune Espagnol « jusqu’à sa pleine maturité » en MotoGP. Cristian Gabarrini sera l’un des principaux artisans de cette mission.
Son expérience est unique : il a déjà guidé Casey Stoner puis Francesco Bagnaia jusqu’au sommet. Deux pilotes aux personnalités et aux styles très différents, mais devenus champions du monde sous sa direction technique. Ce choix confirme aussi la conviction de Ducati : Pedro Acosta possède encore une importante marge de progression.
Malgré une KTM rarement au niveau des Ducati ou des Aprilia ces deux dernières saisons, l’Espagnol s’est déjà imposé comme la référence absolue de la marque autrichienne, reléguant régulièrement ses équipiers à plusieurs positions derrière lui.
Son record peu enviable de podiums sans victoire illustre surtout les limites actuelles de sa machine davantage que celles de son pilotage. Chez Ducati, avec la référence technique du plateau et l’encadrement de Gabarrini, beaucoup imaginent qu’il pourra franchir un nouveau cap.
Il existe enfin une certaine logique dans cette association. Gabarrini a accompagné Casey Stoner lors du premier âge d’or moderne de Ducati. Il a ensuite guidé Francesco Bagnaia pendant la renaissance de Borgo Panigale.
Il s’apprête désormais à prendre sous son aile Pedro Acosta, présenté comme le visage de la nouvelle génération. Comme si Ducati avait choisi de transmettre son savoir-faire de champion en champion.
Au fond, Pedro Acosta ne récupère pas seulement la place laissée vacante par Bagnaia. Il hérite aussi de l’une des mémoires techniques les plus précieuses du MotoGP.





























