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En ce jeudi 13 mai 2021, Fabio Quartararo a répondu aux questions des journalistes depuis le circuit Bugatti du Mans en prélude au Grand Prix de France.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote français qui occupe actuellement la 2e place du championnat après avoir dû concéder le leadership à Jerez suite à un problème physique à son avant-bras droit.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Fabio Quartararo sans la moindre mise en forme, même si cela est traduit de l’anglais.


Fabio, vous paraissez maintenant en forme, mais racontez-nous ce qui s’est passé dans votre tête quand, à Jerez, vous avez été contraint d’abandonner le commandement après avoir dominé tout le weekend…

Fabio Quartararo : « Oui, c’était vraiment frustrant durant la course, car vous savez que vous avez le rythme pour le faire mais vous n’avez simplement pas la puissance. À chaque tour, vous avez davantage de difficultés pour freiner, jusqu’au moment où vous n’avez simplement plus de puissance. Et il restait encore plus de 10 tours à faire, donc au début cela a été la perte de l’opportunité de gagner, puis juste de terminer la course dans les points. C’était donc le moment pour subir une deuxième opération au bras. Je me sens bien, les cicatrices me tirent un peu mais je suis très impatient de rouler demain et je pense qu’il n’y aura pas de problème quand je piloterai. »

L’année dernière, vous avez obtenu la pole position sur le sec mais le dimanche ne s’est pas aussi bien passé sur le mouillé. Vous devez être curieux de savoir comment la Yamaha 2021 se comportera sous la pluie ?

« Oui ! Je suis très impatient d’essayer la moto sur le mouillé. L’année dernière, c’était un peu étrange à cause des conditions très pluvieuses que nous avons eues le dimanche, comme en FP1. Je me sens très bien sur le sec avec cette moto sur tous les circuits, donc je suis très impatient de l’essayer sur le mouillé et j’espère qu’elle fonctionnera comme il y a deux ans où je me sentais toujours très bien avec la moto. J’espère donc retrouver ce feeling et je pense que ça se passera bien car c’est une bonne opportunité de piloter sur le mouillé, et pas seulement lors d’une seule séance puisqu’il semble que ce sera tout le week-end. Je veux prendre le plus d’expérience que je peux et j’essaierai de faire de mon mieux. »

Certains docteurs ont dit qu’il n’était peut-être pas nécessaire de se faire opérer tout de suite pour ce genre de problème au bras, et que cela pouvait peut-être se résoudre différemment avec un entraînement différent. Pensez-vous que votre entraînement pourrait être la source de votre problème ?

« Avant tout, l’opération était nécessaire car même si vous changez votre entraînement, vous avez des courses toutes les deux semaines. Donc je pense que vous ne pouvez pas vraiment changer votre morphologie. En 2019, le Mugello était une piste très exigeante pour mon bras, donc j’ai décidé ce changement, mais il semble que peu à peu, tout le monde, ou du moins beaucoup de pilotes, se font opérés du syndrome des loges. Je ne sais pas si cela provient de l’entraînement ou pas, mais de mon point de vue nous avons clairement vu qu’il y avait un problème, et pas unique. »

Pensez-vous que les pilotes Ducati, ici au Mans, à au Mugello et à Barcelone, pourraient s’échapper sur des circuits qui leur sont favorables ?

« Concernant les Ducati, nous savons que Le Mans, Mugello et Barcelone sont toujours bien pour elles, mais également bien pour nous. Peut-être un peu moins Mugello, mais au final nous sommes encore seulement au début du championnat, et même si ces trois courses sont bonnes pour elles, mais aussi bonnes pour nous, il y a encore beaucoup de courses qui restent à faire, donc je ne suis pas vraiment inquiet. »

On s’oriente peut-être vers une course flag to flag ce week-end. Est-ce quelque chose que vous aimez ou quelque chose que vous craignez ?

« Pour moi, ce serait une bonne expérience car je n’ai jamais fait une course flag to flag. Je me suis entraîné pendant trois ans à changer de motos mais je ne l’ai jamais fait en course, donc même si j’espère plus que ce sera sec que mouillé, comme je l’ai dit avant, ce serait un très bon moment pour prendre de l’expérience sur le mouillé et essayer d’apprendre beaucoup de choses. Espérons que j’aurai un très bon feeling et que je ferai un très bon résultat ici, mais je suis prêt à affronter ces conditions difficiles. »

Étant Français, vous avez dû rouler beaucoup ici au Mans. Pouvez-vous nous en donner quelques points clés ?

« En fait, les circuits en Italie et en Espagne étaient plus proches (de chez moi) donc la première fois que j’ai piloté ici, c’était en CEV. Je n’ai donc pas beaucoup roulé sur ce circuit mais je pense qu’ici, surtout avec petite moto, il faut être précis à la sortie de la chicane et vraiment bien préparer la sortie. Normalement, il faut être fluide dans les secteurs 1,2 et 4, mais je n’ai pas beaucoup roulé ici. »

Crédit photos : MotoGP.com

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