Moto GP
Publié le 19 juillet 2026 • 07:30 par Nicolas Pascual

MotoGP, Luca Marini déballe tout sur les Japonais : « Quand je suis arrivé, on ne parlait même pas d’aérodynamique »

Luca Marini s’est étendu sur la différence entre l’approche des Européens et des Japonais. Et c’est très intéressant.

Luca Marini

Luca Marini, comme Joan Mir, va se séparer de Honda à la fin de l’année. L’Italien, qui est d’ailleurs l’un des quatre seuls pilotes à ne pas avoir remporté de Grand Prix en MotoGP (avec Diogo Moreira, Toprak Razgatlioglu et Pedro Acosta), n’a pour l’instant signé nulle part ailleurs mais serait en bonne voie pour rejoindre KTM Tech3 dès 2027. Marini prend le temps de se poser pour évoquer les différences entre une équipe européenne (Ducati VR46, qu’il a connu de son arrivée en 2021 à 2023), et un constructeur nippon.

Marini, toujours très pertinent dans ses interventions, a livré une interview fleuve pour le site italien Moto.it, et c’était très intéressant. Il y évoque notamment la difficulté de changer d’environnement et de travailler selon la culture japonaise. « Ils ont fait d’énormes progrès dans de nombreux domaines, notamment au niveau de leurs méthodes de travail, que nous avons réussi à faire évoluer positivement ces deux dernières années. Cependant, il n’est pas facile de collaborer avec les fournisseurs, surtout japonais, car la culture est très différente, non seulement au sein de l’équipe en piste, mais aussi au Japon. Parfois, Honda n’est qu’un client parmi d’autres et est traité comme tout le monde, sans priorité. Les délais sont donc plus longs : la fabrication d’un bras oscillant prend des mois. » déclarait-il.

 

 

En 2024, à son arrivée, les Japonais accusaient un retard majeur au niveau aérodynamique, et cela se voit encore de nos jours. « À mon arrivée, nous sommes repartis de zéro en matière d’aérodynamique ; cet aspect était à peine abordé sur la moto. Le véritable bond en avant est intervenu en 2025, et nous l’avons légèrement amélioré cette année encore, mais pas suffisamment. C’est là que je vois le plus grand potentiel d’amélioration sur le plan technique, car dans d’autres domaines, nous sommes déjà au niveau de nos concurrents » ajoutait-il.

Il en est même venu à évoquer Alberto Puig, qui n’a pas la meilleure des réputations notamment auprès des fans français en raison du différend qui l’opposait à Johann Zarco en 2025. « De prime abord, Alberto paraît peu amical, difficile à cerner, mais une fois qu’on le connaît, on ne peut que le respecter. C’est un grand homme, très à l’ancienne, très différent des autres personnes que l’on croise dans le paddock. Il me transmet toujours son expérience, trouvant toujours les mots justes avec son charisme avant la course, ce qui apporte un petit plus. Il ne parle pas beaucoup, mais quand il dit ces deux ou trois choses, elles sont toujours pertinentes » concluait-il en évoquant celui qui lâchera son poste à la fin de l’année.

Pensez-vous que Luca Marini signera chez KTM Tech3 ? Dites-le-nous en commentaires !

 

Luca Marini

 

Photo de couverture : HRC