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Quel est le meilleur chemin pour accéder au MotoGP ? Une question revenue sous la lumière des projecteurs depuis la victoire d’un Jack Miller à Assen venu directement du Moto3 il y a deux ans. Une option qui, avant cette concrétisation batave, était la jurisprudence de l’échec. Le jeune Australien a comme équipier au sein du team Marc VDS Racing un Tito Rabat ex-champion du Monde d’une catégorie Moto2 qu’il a quitté avec un titre et 13 victoires. Résultat ? L’Espagnol rencontre les pires difficultés à s’adapter…

Tito Rabat a 27 ans, il court depuis 2005 en Grand Prix. Six campagnes au sein de la feue 125 et cinq saisons en Moto2. Sur le CV, il n’y a rien à dire, le pilote méritait d’arriver en MotoGP. Il a donc pris ses quartiers au sein du team Marc VDS pour une Honda RC213V qui est aussi la moto de son équipier Miller à la trajectoire exactement opposée. L’Espagnol a jalonné méthodiquement son ascension. L’Australien a été parachuté au sein de l’élite l’an passé.

Au bilan, les deux hommes rencontrent les mêmes problèmes d’adaptation : « il est clair que je suis loin du niveau où je voudrais être » avoue Esteve à PecinoGP.com. « Mais bon, j’arrive en MotoGP après une longue période passée en Moto2 et durant laquelle je me suis habitué à une certaine vitesse et à un certain style de pilotage. Tout ce qui est très différent à présent. Mais je suis quand même là et j’ai appris plein de choses depuis le début de la saison. Il faut maintenant que je rassemble tout ça. Je dois m’adapter et je travaille comme jamais pour y arriver ».

Végéter en Moto2 et connaître tous ses recoins ne servent donc à rien pour le MotoGP. L’Espagnol explique : « avec une MotoGP, vous devez utiliser le frein avant au maximum pour vous ralentir et de manière agressive. Et dès les premiers mètres. Vous devez vous arrêter avec tout ce que vous avez. C’est quelque chose que personne ne peut imaginer avant d’avoir piloté une MotoGP. Puis ensuite, vous devez relâcher doucement les freins et prendre de l’angle. Cette moto est puissante, rapide et les pneus permettent de prendre de l’angle, mais vous devez faire tout ça en quelques mètres ». Il compare : « En Moto2, vous deviez y aller progressivement, accélérer doucement et relever la moto petit à petit pour atteindre le plein régime. Vu comme ça, ça n’a pas l’air compliqué, mais lorsque l’on est sur la moto c’est différent. Il faut de nouveaux automatismes ».

« Le MotoGP a été comme un choc. J’ai roulé pendant cinq ans avec les mêmes motos. Je me doutais bien que le MotoGP serait plus exigeant, mais je me disais qu’après tout, c’était juste une moto. Mais justement non ! C’est beaucoup plus ! Cela m’a ouvert les yeux. J’ai une nouvelle moto, un nouvel environnement, de l’électronique et ses nouveaux pneus. Et il faut mettre tout ça en osmose en étant patient car si vous attaquez trop, vous tombez et tomber en MotoGP c’est aussi plus compliqué ! Il faut rester calme, ne pas s’occuper des autres et faire son travail. C’est la seule manière de progresser. Je ne me découragerai pas ». Et il a bien raison car il remettra ça en 2017.

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