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Après avoir terminé 5e du Championnat du Monde WorldSBK Supersport l’an passé grâce au GMT94, Valentin Debise rempile cette année sur une Yamaha R6, mais cette fois avec l’équipe Evan Bros.

Trop fougueux lors de la première course en Australie, l’Albigeois a ensuite enchaîné trois places de 5e qui lui procurent la même 7e place au classement général provisoire.

A l’occasion de la sortie de sa deuxième vidéo tournée à Barcelone et destinée à ses followers, il a bien voulu répondre à nos questions…

Valentin, peux-tu nous raconter ton week-end en Catalogne où tu as fait deux fois 5e ? Tu dois quand même être satisfait ? 
« Oui, satisfait d’être régulièrement aux avant-postes, puisque j’ai enchaîné trois 5e place d’affilée. C’est un circuit où j’étais bien l’année dernière mais cette année on a commencé vraiment difficilement avec les premières séances d’essais libres où j’étais 25e. Donc quand même, le team a su redresser la barre. Je pensais pouvoir faire un peu mieux que ça, mais ce qui est très positif c’est que malgré le problème qu’on a rencontré sur les réglages de la Moto, le team a su redresser la barre et m’amener de la performance au fur et à mesure du weekend. Donc on aurait eu la course le lundi, je pense qu’on aurait été bien (rires). Mais aujourd’hui, les weekends de course sont très condensés avec la qualif dès le vendredi après-midi, donc ça veut dire qu’il ne faut pas se rater. Mais je sais qu’il y a des teams où on commence avec un problème et on ne le résout jamais, alors que là, au fur et à mesure, on a quand même réussi à trouver de la performance, donc c’est positif. Et après, pour moi, côté pilotage, j’ai mieux piloté qu’à Phillip Island, donc je suis content. J’ai bien travaillé sur les points sur lesquels le team m’avait demandé de progresser, notamment sur  les phases d’accélération, donc ce n’est que du positif.” 

Alors Barcelone c’est quand même un circuit très particulier avec cette longue ligne droite en descente, et on a vu qu’il fallait vraiment être à l’aspiration pour pouvoir en profiter. À la première course, je t’ai vu te faire doubler souvent par la Ducati dans la ligne droite, mais essayer de reprendre au frein ta position, ce que tu arrivais à faire parfois. Par contre, à la deuxième partie de la 2e course non, parce que tu étais très proche de la tête, mais seuls les 2e et 3e pilotes pouvaient profiter de l’aspiration pour se redoubler successivement à chaque tour. Tu n’as jamais pu profiter de ça ? 
« La deuxième course été en deux parties parce qu’il y a un drapeau rouge, et à la première partie c’est vrai que j’étais un peu en décalage. J’étais derrière et je suivais, je voulais juste suivre le train-train pour vraiment sauvegarder mes pneus et ne pas me mêler à la bagarre comme je l’avais fait à la première course, ne pas taper dans les pneus, car ce qui est primordial sur ce circuit, c’est la gestion des pneus. C’est assez facile d’augmenter le rythme et de suivre les meilleurs, mais le problème c’est que par exemple si je me mettais derrière Huertas et que je le suivais, je savais que je ne finissais pas la course, par rapport au grip disponible que j’avais. Donc c’est pour ça que c’est toujours délicat d’analyser ces course de l’extérieur, parce que il y a toujours des pilotes qui partent vite mais qui finissent mal, et d’autres qui partent mal et qui finissent bien. Du coup, après le drapeau rouge, à la 2e partie de la deuxième course, quand on est reparti après le drapeau rouge, c’est vrai que c’est parti très vite et je n’ai pas réussi à à augmenter vraiment mon rythme? Enfin, j’ai augmenté mon rythme mais pas autant que les autres. Il me manquait 2 ou 3/10 et c’est seulement dans le dernier des 5 tours que j’ai réussi à reprendre un peu de rythme, ou du moins à garder le même rythme alors que les autres ont baissé. Donc il y aurait eu 2 tours de plus, la course aurait été différente, mais bon, c’est comme ça. Après, écoute, je je finis à 7/10 du premier donc il ne faut pas dire que tout est nul. C’est sûr que la place n’est pas la meilleure , mais ce n’est pas loin. » 

On ne peut pas ne pas te poser la question sur la petite rivalité de fait entre les deux Français dans la catégorie Supersport, comme il y aura 2 Français qu’on va également suivre en Moto2 JuniorGP. Cette rivalité, c’est juste une vision des spectateurs extérieurs, ou tu la ressens comme une saine émulation ? 
“Honnêtement, c’est sûr que je regarde les résultats de Lucas, avant tout parce qu’il roule sur une Yamaha comme moi. J’ai un très grand respect pour ce qu’il fait, pour les performances qu’il fait. Par exemple sur mes réseaux, je n’ai pas manqué de féliciter Manzi qui a gagné et Lucas qui a fait 3e. Donc voilà. Après, c’est sûr qu’on n’est pas amis dans la vie, et qu’il a parfois tendance à être un peu plus agressif envers moi que vers les autres sur la piste. Mais bon, écoute, je m’en fous, je fais ma vie et moi je le traite comme les autres, quoi.” 

Tu nous sors une nouvelle vidéo aujourd’hui… 
« Oui. On n’a pas pu faire la course de Phillip Island, mais du coup mon caméraman-monteur est venu à Barcelone. Donc on a développé un nouveau sujet, et on a profité pour présenter l’équipe, pour vous montrer le box, et montrer le camion également. Il y avait les vainqueurs des pass qui ont pu discuter dans la vidéo et j’en ai profité pour répondre aux questions techniques que les gens avaient posées dans la vidéo précédente. Donc voilà, la vidéo va être sympa, il n’y aura pas d’image d’action parce qu’on n’a pas le droit, mais moi je la trouve cool, donc j’espère que ça va plaire.” 

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