Moto GP
Publié le 8 juillet 2026 • 06:30 par André Lecondé

MotoGP – Marc Marquez, le franc-tireur : « Les pilotes sont égoïstes, il n’y a pas d’unité ! »

En s'attaquant à la fois à l'éthique du paddock et à la sécurité, Marc Marquez pose les questions qui fâchent en MotoGP.

Marc Marquez ne parle pas seulement parlé de pilotage ou de technique au sujet du MotoGP. Dans un long entretien accordé à la chaîne YouTube Gawl Bike, le nonuple champion du monde a mis le doigt sur ce qu’il considère comme l’une des principales faiblesses du MotoGP moderne : l’absence d’un véritable front commun entre les pilotes.

Pour l’Espagnol, dès qu’une question de sécurité ou d’intérêt collectif surgit, les ambitions individuelles reprennent immédiatement le dessus. « Il n’y a pas d’unité. Parfois, lorsqu’une situation dangereuse se présente, certains disent : « Je ne roulerai pas. » Mais celui qui pense avoir une chance de marquer de gros points répond : « Moi, je vais. » Soit nous sommes tous ensemble, soit nous ne le sommes pas. Aujourd’hui, cette unité n’existe pas. »

Selon Marquez, ce manque de cohésion empêche les pilotes de peser réellement dans les grandes décisions qui concernent leur sécurité. Jamais les motos n’ont été aussi rapides, jamais les questions liées aux circuits, à l’aérodynamique ou aux zones de dégagement n’ont été aussi sensibles, mais le paddock reste incapable de parler d’une seule voix.

Marc Marquez

Marc Marquez : « cette unité n’existe pas »

L’ancien pilote Honda estime que les tentatives d’union ont déjà existé, sans jamais aboutir. « Cela a déjà été essayé, mais cette unité n’existe pas. »

Cette déclaration intervient alors que le MotoGP prépare sa révolution de 2027. Les constructeurs, Dorna et Liberty Media discutent actuellement de nombreuses évolutions réglementaires destinées à améliorer le spectacle et la sécurité. Pourtant, Marquez laisse entendre que tant que les pilotes resteront divisés, leur influence restera limitée.

Au-delà de la critique, son constat révèle surtout une réalité du sport de haut niveau : lorsqu’un pilote pense pouvoir gagner ou réaliser une bonne opération au championnat, l’intérêt individuel prend souvent le pas sur l’intérêt collectif.

Une réflexion qui ouvre un véritable débat : le MotoGP aurait-il besoin d’une association de pilotes plus forte, capable de parler d’une seule voix, à l’image de ce qui existe dans d’autres disciplines du sport automobile ?

Marc Marquez