Moto GP
Publié le 9 août 2026 • 19:00 par André Lecondé

MotoGP : Maximo Quiles déjà en route vers Gresini ? Le scénario qui prend de l’épaisseur et qui met déjà la pression à Joan Mir … Qui n’est pas encore arrivé !

Les rumeurs vont bon train : Maximo Quiles pourrait débarquer en MotoGP dès 2028, potentiellement chez Gresini Racing.

À seulement 18 ans, Maximo Quiles s’impose déjà comme l’un des phénomènes de la nouvelle génération. Auteur d’une saison 2026 exceptionnelle en Moto3, le pilote du CFMOTO Gaviota Aspar Team attire logiquement les regards du paddock. Et selon plusieurs indiscrétions, son arrivée en MotoGP pourrait intervenir dès 2028, avec une destination qui revient avec insistance : Gresini Racing. Un scénario qui, sans être encore confirmé, présente une certaine cohérence.

Quiles ne se contente pas de mener le championnat Moto3 : il le domine. Avec six victoires et dix podiums, l’Espagnol a pris une avance considérable sur ses poursuivants et s’est imposé comme le grand favori pour décrocher son premier titre mondial. Cette régularité confirme les qualités entrevues depuis plusieurs saisons et explique pourquoi son nom circule déjà parmi les futurs pilotes de MotoGP.

Sauf surprise, la prochaine étape devrait être la Moto2. Quiles est attendu en 2027 chez Aspar, où il poursuivrait sa progression avant de viser naturellement la catégorie reine. Mais certains observateurs estiment que son ascension pourrait être encore plus rapide.

Le contexte joue en faveur de cette hypothèse. L’équipe Gresini Racing prépare une profonde réorganisation. Joan Mir et Daniel Holgado sont pressentis pour rejoindre la structure en 2027, mais l’arrivée du champion du monde 2020 ne fait pas l’unanimité.

Le journaliste Peter Bom rappelle que le contrat de Mir serait structuré sous la forme d’un 1+1, laissant à Gresini la possibilité de mettre fin à leur collaboration après une seule saison. Selon lui, tout dépendra d’un point essentiel : « Il doit arrêter de tomber. »

Les nombreuses chutes de Mir au guidon de la Honda alimentent en effet les interrogations sur sa capacité à retrouver son meilleur niveau avec une Ducati. Si cette adaptation s’avérait plus compliquée que prévu, une place pourrait rapidement se libérer pour 2028.

Maximo Quiles

L’influence des frères Marquez dans la trajectoire de Maximo Quiles

Un autre élément renforce cette hypothèse. Depuis plusieurs années, Quiles évolue dans l’environnement de Vertical, la structure de management liée à Marc Marquez. Davide Tardozzi lui-même expliquait récemment que Marquez avait déjà identifié Quiles comme l’un des grands talents de demain, tout en précisant que sa société assurait déjà son accompagnement. Les liens historiques entre Marc Marquez et Gresini rendent donc ce scénario particulièrement crédible.

Le timing paraît presque idéal. 2026 : domination en Moto3. 2027 : apprentissage attendu en Moto2. 2028 : première saison potentielle en MotoGP.

Cette chronologie coïnciderait précisément avec une éventuelle remise en question du contrat de Joan Mir. Autrement dit, si Quiles poursuit sa progression et que Mir ne convainc pas, Gresini disposerait déjà d’un successeur naturel.

Il convient toutefois de rester prudent. Des rumeurs avaient déjà évoqué un passage direct de Quiles en MotoGP dès 2027, en remplacement d’Alex Marquez. Cette hypothèse ne s’est finalement jamais concrétisée. Le simple fait qu’elle ait circulé montre néanmoins à quel point Ducati et son entourage suivent attentivement son évolution.

Le scénario d’un Maximo Quiles chez Gresini en 2028 est aujourd’hui crédible, mais il reste conditionné à plusieurs facteurs. Le premier est évidemment la réussite de son passage en Moto2. Même les talents les plus précoces doivent démontrer leur capacité à gérer des motos plus puissantes, des pneus différents et un championnat beaucoup plus exigeant.

Le second concerne Joan Mir. Son contrat offrirait effectivement une certaine flexibilité à Gresini, mais tout dépendra de sa capacité à retrouver le niveau qui lui avait permis de devenir champion du monde en 2020.

Enfin, Ducati n’a aucun intérêt à brûler les étapes. La marque a souvent montré qu’elle privilégiait une progression méthodique de ses jeunes pilotes plutôt qu’une promotion trop rapide.

En revanche, une chose semble de moins en moins discutable : Maximo Quiles fait désormais partie des pilotes que Ducati considère comme l’avenir du MotoGP. Si sa progression se poursuit au même rythme, le voir rejoindre la catégorie reine dès 2028 ne relèverait plus de la surprise, mais d’une évolution logique.

Maximo Quiles