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Publié le 21 août 2026 • 12:30 par Motosan.es

MotoGP, Interview Docteur Ángel Charte (1/2) : « Ici, on ne peut pas hésiter, la première chose à faire est de sauver des vies. »

Le Docteur Ángel Charte, Directeur médical du MotoGP, explique comment gérer le travail sous pression sur les circuits...

Le Docteur Ángel Charte, Directeur médical du MotoGP, explique comment gérer le travail sous pression sur les circuits.

Par Manuel Pecino / Motosan.es 

Il y a des appels qu’un médecin redoute par-dessus tout. Sur un circuit de MotoGP, Ángel Charte le sait pertinemment : chacun de ces appels peut signifier qu’un pilote est à terre et qu’en quelques secondes, il devra prendre des décisions cruciales, une question de vie ou de mort. À cet instant précis, une seule priorité compte : arriver, évaluer la situation et sauver des vies. Le docteur Ángel Charte travaille dans le monde des sports mécaniques depuis des décennies, et connaît parfaitement la frontière entre le spectacle que nous voyons de l’extérieur et la réalité à laquelle un médecin est confronté sur les lieux d’un accident. Une réalité parfois brutale.

L’intervention immédiate semble fondamentale dans un sport comme le MotoGP. À quel point est-il important de disposer d’une unité médicale capable d’intervenir concrètement sur les lieux d’un accident ?
« Cette unité a été créée suite au tragique accident de Marco Simoncelli en 2011. Cet événement a mis en lumière une évidence : il fallait donner aux pilotes une chance de survivre. Et le seul moyen d’y parvenir était de disposer d’une équipe de soins intensifs sur le circuit. Cela n’existait pas auparavant. »

« Lors de cet accident, des problèmes sont survenus lors du transfert : la civière, l’ambulance et le centre médical ne disposait pas, à l’époque, d’une structure médicale suffisamment compétente. La situation a viré au désastre. Depuis, nous progressons jour après jour et je pense que la situation actuelle est cruciale. Sur plus d’un millier d’accidents recensés, huit ou neuf seulement sont véritablement graves, mais dans ces cas-là, il faut parfois intuber le pilote, poser des drains thoraciques, effectuer certaines interventions… Et cela ne peut se faire que sur la piste. Le temps perdu est critique. »