F1
Publié le 4 novembre 2026 • 00:00 par Oléna Champlain

F1 – Ferrari : Leclerc aurait verrouillé son contrat, Hamilton se heurte au mur !

 Leclerc disposerait d'une clause contractuelle compliquant les règles réclamées par Hamilton. Ferrari n'a pas confirmé cette révélation.

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Chez Ferrari, on pensait que le problème était de savoir lequel des deux pilotes devait passer devant l’autre. Mais une nouvelle révélation pourrait bien déplacer la bataille du circuit vers les bureaux de Maranello. Et cette fois, le véritable arbitre pourrait être un contrat.

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Ferrari : Vasseur dirige, Leclerc aurait le verrou.

Selon le journaliste spécialisé dans l’économie de la Formule 1 Marc Limacher, Charles Leclerc bénéficierait depuis 2020 d’une clause préférentielle concernant les aspects sportifs et techniques de son engagement avec la Scuderia.

Une disposition qui pourrait empêcher ou compliquer la mise en place des règles d’engagement écrites réclamées par Lewis Hamilton.

Ferrari ne confirme pas l’existence de cette clause. Son contenu exact demeure inconnu. Mais si l’information se vérifie, elle pourrait éclairer d’un jour nouveau les difficultés de Frédéric Vasseur à imposer un cadre clair entre ses deux pilotes. Et expliquer pourquoi, chez Ferrari, le règlement intérieur semble parfois plus compliqué à négocier qu’un contrat de plusieurs millions d’euros.

Une clause qui pourrait tout changer

La révélation de Marc Limacher, reprise notamment par SportBible et Terra, intervient dans un contexte particulièrement tendu. Selon le journaliste, Leclerc disposerait d’un avantage contractuel touchant aux décisions sportives et techniques. Mais attention à un point essentiel : personne n’a publiquement démontré que cette clause donnerait au Monégasque un droit de veto absolu sur les consignes d’équipe.

Elle pourrait néanmoins limiter la liberté de Ferrari d’introduire certaines obligations nouvelles. Et c’est précisément là que le problème deviendrait intéressant.

Car depuis plusieurs mois, Hamilton demande des règles écrites encadrant les affrontements avec son coéquipier. Des règles qu’il connaissait chez Mercedes, notamment lors de sa rivalité avec Nico Rosberg. À Maranello, en revanche, les principes semblent davantage reposer sur la confiance et les discussions internes. Une méthode qui a montré ses limites au Mexique.

Hamilton exige, Leclerc relativise

Le Grand Prix du Mexique a exposé les divisions de Ferrari au grand jour. Parti en pole position, Lewis Hamilton avait conservé l’avantage au départ, tandis que Charles Leclerc se retrouvait immédiatement dans son sillage. Au quatrième virage, les deux pilotes ont quitté la piste. Leclerc a coupé le virage et conservé un avantage qui lui a valu cinq secondes de pénalité. Pendant ce temps, Max Verstappen s’est invité dans la bataille. Le Néerlandais a finalement remporté la course, devant Hamilton, tandis que Leclerc terminait quatrième.

Une occasion de doublé envolée. Après l’arrivée, le Britannique n’a pas mâché ses mots. Il considère que les affrontements internes coûtent trop cher à l’équipe et qu’une discussion sérieuse devient indispensable.

« Quelque chose doit changer », a-t-il notamment déclaré.

Leclerc, lui, adopte une lecture différente. Le Monégasque estime que les deux pilotes ont commis une erreur et que leur affrontement ne mérite pas une polémique disproportionnée. Plus révélateur encore : il avait déjà expliqué en septembre que les principes de conduite étaient suffisamment clairs, sans qu’il soit nécessaire de les formaliser par écrit.

Deux visions. Une seule équipe. Et peut-être un contrat qui compliquerait leur rapprochement.

Vasseur, patron sous conditions ?

Pour Frédéric Vasseur, la situation devient particulièrement inconfortable. Le directeur de Ferrari doit gérer deux champions ambitieux, préserver l’équité sportive et garantir que les intérêts de l’écurie passent avant les rivalités personnelles.

Après Mexico, le Français a rappelé que ses pilotes travaillaient pour une organisation employant environ 2 000 personnes. Un message ferme.

Mais si la clause évoquée par Marc Limacher existe réellement et possède la portée qui lui est attribuée, Vasseur pourrait rencontrer des limites contractuelles dans sa volonté de modifier les règles internes. Il ne suffirait alors plus de réunir les pilotes pour distribuer quelques consignes. Il faudrait également composer avec les engagements déjà signés. Une situation particulièrement paradoxale.

Ferrari réclamerait de la discipline collective, tout en ayant potentiellement accordé des garanties individuelles difficiles à modifier. Bien entendu, cette interprétation reste hypothétique. Aucun document contractuel n’a été rendu public et Ferrari n’a pas reconnu être juridiquement empêchée d’instaurer de nouvelles règles.

Leclerc protégé depuis 2020 ?

L’année 2020 n’a rien d’anodin. À cette époque, Charles Leclerc représentait déjà l’avenir de Ferrari. Le Monégasque avait été choisi pour devenir l’un des piliers du projet sportif de Maranello. Son ascension avait progressivement bouleversé la hiérarchie interne, jusqu’au départ de Sebastian Vettel. Il n’aurait donc rien d’extraordinaire qu’un jeune pilote particulièrement convoité ait négocié des garanties importantes concernant son statut et son environnement technique. Mais la nature exacte de ces garanties est déterminante. Une clause assurant une égalité de traitement n’a pas la même portée qu’une disposition donnant un pouvoir de décision privilégié. Et aucune information vérifiée ne permet aujourd’hui d’affirmer que Leclerc pourrait personnellement interdire à Vasseur de fixer des consignes de course.

La nuance est capitale. Car entre disposer de protections contractuelles et diriger indirectement une écurie, il existe un monde.

Hamilton face à un système qu’il ne maîtrise pas

Pour Lewis Hamilton, cette nouvelle information pourrait néanmoins soulever une question délicate. A-t-il rejoint une équipe où son coéquipier bénéficierait de garanties héritées d’une époque antérieure à son arrivée ? Le septuple champion du monde n’a jamais caché son désir d’obtenir un fonctionnement plus structuré entre les deux garages. Mais il se heurte à une culture différente de celle de Mercedes.

Chez Ferrari, les pilotes disposent traditionnellement d’une grande liberté pour se battre en piste, tant que leurs actions ne compromettent pas les intérêts de l’équipe.

Le problème est désormais évident : leurs interprétations de cette dernière condition ne semblent pas toujours coïncider. Et si les contrats empêchaient réellement de clarifier les choses, la situation pourrait devenir encore plus délicate.

Ferrari, prisonnière de ses propres signatures ?

Le prochain Grand Prix du Brésil approche. Frédéric Vasseur a promis de discuter avec ses pilotes pour éviter une répétition des incidents de Mexico. Mais cette fois, la question dépasse les simples consignes de course. Il faudra déterminer si Ferrari dispose réellement de toute la liberté nécessaire pour formaliser des règles acceptables par les deux parties. Ou si certains engagements contractuels rendent cette évolution plus complexe.

Pour l’instant, la fameuse clause reste une information rapportée par Marc Limacher, sans confirmation officielle. Elle ne peut donc être présentée comme la cause démontrée des difficultés de management de l’équipe. Mais elle soulève une interrogation particulièrement intéressante sur la gouvernance sportive de la Scuderia.

Hamilton demande des règles. Leclerc considère qu’elles sont déjà suffisamment claires. Vasseur réclame du respect. Et au milieu de ce trio, un contrat pourrait bien détenir une partie des réponses.

Chez Ferrari, on cherche qui doit commander sur la piste. Mais il faudrait peut-être commencer par vérifier qui a le dernier mot sur le papier.

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