Chez Ducati, la compétition ne s’arrête manifestement jamais. Même lorsqu’il n’y a ni Desmosedici, ni chronomètre officiel, ni points de championnat à gagner, Marc Marquez et Pecco Bagnaia trouvent encore le moyen de transformer un simple jeu de gobelets en duel. Gigi Dall’Igna et Davide Tardozzi ont eux aussi été entraînés dans l’affaire. Et cette fois, petite revanche pour Pecco : avec un impressionnant 1,85 seconde, l’Italien a fini par battre Marc !
On connaissait les qualifications, les Sprints et les Grands Prix. Chez Ducati Lenovo, une nouvelle discipline vient manifestement d’apparaître : le rangement de gobelets à haute vitesse. Le principe est enfantin. Une pyramide de dix gobelets est placée devant le concurrent. Il faut les récupérer et les empiler pour ne former qu’une seule tour. Évidemment, quelqu’un a eu la mauvaise idée d’ajouter un chronomètre. À partir de cet instant, ce n’était plus vraiment un jeu.
Marc Marquez attaque… mais oublie le règlement
Premier grand protagoniste : Marc Marquez. L’Espagnol se lance à toute vitesse mais commet une petite erreur : au lieu de terminer avec une seule pile, il en laisse deux. Nouvelle tentative. Et nouvelle erreur identique ! Le chrono affiche pourtant 2,22 secondes.
« Tu t’es entraîné ! », lui lance-t-on avant de constater que Marc n’a toujours pas parfaitement respecté la règle. Marquez en rigole, puis effectue une démonstration pour Gigi Dall’Igna. Cette fois, aucune erreur. Et le résultat est presque inquiétant : 2,22 secondes à nouveau.
Même avec dix pauvres gobelets devant lui, Marc semble donc capable de reproduire exactement son chrono.
Gigi Dall’Igna entre dans l’arène
Arrive alors Luigi Dall’Igna. Le directeur général de Ducati Corse semble d’abord se demander ce que son équipe est encore en train d’inventer. Puis il accepte le défi. Et les choses deviennent rapidement plus compliquées.
Quelques gobelets tombent, le chronomètre n’est pas toujours très coopératif, mais le père des Desmosedici finit par enregistrer 2,93 secondes. Le garage applaudit. Pas vraiment parce que Marc commence à trembler, mais parce que voir l’un des ingénieurs les plus redoutés du MotoGP se battre avec des gobelets vaut déjà le détour. Restait toutefois un concurrent sérieux.

Pecco Bagnaia retrouve le moyen de battre Marc Marquez
Francesco Bagnaia s’installe à son tour. Première tentative : catastrophe. Les gobelets semblent lui coller aux doigts et Pecco dépasse les cinq secondes. Mais quelque chose vient manifestement de s’allumer.
À partir de là, Bagnaia ne joue plus. Il replace méticuleusement les gobelets et descend à 2,67 secondes. Insuffisant. Nouvelle tentative : les gobelets volent dans tous les sens. Pecco recommence encore. Et cette fois, tout s’aligne. 1,85 seconde.
Marc Marquez est battu. Dans une saison où l’Espagnol lui a donné suffisamment de fil à retordre sur une MotoGP, Bagnaia tient enfin sa revanche. Certes, elle implique dix gobelets en plastique plutôt qu’une Ducati de plus de 300 km/h. Mais une victoire reste une victoire !
Davide Tardozzi ne pouvait évidemment pas échapper au concours. Le bouillant team manager Ducati se lance à son tour, éclate de rire et réussit même à faire tomber ses lunettes pendant sa tentative. Premier verdict : environ cinq secondes. Tardozzi semble prêt à abandonner.
Puis quelqu’un lui annonce les 2,93 secondes de Dall’Igna.
Erreur stratégique. Il repart immédiatement au combat et améliore son chrono jusqu’à 3,59 secondes. Pecco reste donc le grand vainqueur devant Marc. La scène ne changera évidemment rien au championnat MotoGP. Mais elle raconte assez bien l’atmosphère d’une équipe dans laquelle pilotes, ingénieurs et dirigeants semblent partager le même défaut.
Chez Ducati, on peut décider de s’amuser. Mais dès qu’un chronomètre apparaît, quelqu’un veut forcément être le plus rapide.









