Il y a pile une semaine, Marc Márquez a surpris le monde du MotoGP en dévoilant une photo de son bras droit. Celle-ci se trouvait au milieu d’autres photos et vidéos, comme glissée l’air de rien alors qu’il s’agissait d’une image extrêmement importante.
En effet, il a toujours affiché ces dernières années une certaine discrétion concernant sa forme physique, et en particulier son bras. L’an dernier, les spéculations autour de celui-ci s’étaient arrêtées grâce à son écrasante domination, mais une nouvelle blessure survenue en fin de saison a relancé les rumeurs. Elles ont d’autant plus gagné en importance que le nonuple Champion du monde ne semblait pas entièrement à son aise lors des premiers Grands Prix cette année.
Après sa chute au GP de France, il avait alors reconnu qu’il rencontrait un problème et devait se refaire opérer. Depuis son retour, il s’est imposé à sept reprises en course sprint et en course principale, mais les questions entourant l’état de son bras, qu’il ne montrait pas, ont continué.
C’est précisément pour cette raison que le numéro #93 a décidé de dévoiler une photo, comme il l’a expliqué ce jeudi, juste avant le Grand Prix de Saint-Marin.

« J’ai publié la photo parce que je pense que c’est le meilleur moyen pour que les gens arrêtent de parler de mon bras », a-t-il déclaré auprès de MotoGP.com.
« Ce que j’ai appris au cours de ma carrière, c’est que face aux questions, rumeurs et spéculations, l’honnêteté simplifie toujours les choses. Je savais ce que j’avais, mais maintenant, vous avez la photo, vous avez l’interview de mon médecin, qui est la personne la plus qualifiée pour expliquer ce qui se passe avec mon corps, donc je peux désormais me concentrer pleinement pour essayer de me battre avec ce que j’ai dans ce championnat exceptionnel. »
Marc Márquez a visiblement décidé de changer de stratégie en passant de la prudence à la transparence. Mais en publiant une photo en plein entraînement, il a également envoyé un message fort juste après ses deux victoires en Aragon : même diminué physiquement, il va falloir compter sur lui.
























