La catégorie reine s’apprête à vivre une transformation majeure à l’horizon 2027. Alors que les instances dirigeantes peaufinent les règles du jeu, Loris Capirossi s’est exprimé sur la séparation distincte des grilles de départ pour le Sprint et la course dominicale. En Indonésie, il a apporté des éclaircissements précieux sur cette révolution sportive.
Un découpage inédit, expliqué par Loris Capirossi
Le changement majeur repose sur l’instauration d’une séance qualificative dédiée uniquement à l’épreuve du samedi après-midi. Le vendredi accueillera désormais une qualification Sprint de 15 minutes précédée d’essais libres, déterminant l’emplacement des pilotes sur la grille pour la course courte. Le samedi sera quant à lui consacré à la préparation du Grand Prix du dimanche, avec une Q1 ouverte à tous puis une Q2 réservée aux douze meilleurs. L’ancien champion explique la logique de ce découpage : « Je dois dire que oui, le nouveau format de 2027 sera assez différent de celui des dernières années. Il y aura une séance de qualifications Sprint dédiée exclusivement à la course Sprint, soit 15 minutes d’essais libres pour tous, le meilleur temps déterminant la grille de départ de la course Sprint. Cela se déroulera vendredi. Samedi, nous commencerons par 20 minutes d’essais libres, suivies des qualifications 1 (Q1), ouvertes à tous, qui dureront 15 minutes. Ensuite, il y aura les qualifications 2 (Q2), qui réuniront les 12 meilleurs pilotes de la Q1, pour 15 minutes supplémentaires. » expliquait-il dans un entretien pour GPOne.
New weekend format from 2027 🚨
Two grids. Two showdowns. One #MotoGP. Sprint qualifying arrives next season! 🏁🆕 pic.twitter.com/3gKQYna7pL
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) October 7, 2026
La fin de la guerre des chronos lors de la Practice
Cette réforme vise avant tout à redonner une vraie lisibilité aux séances d’essais du vendredi tout en évitant le stress permanent des derniers instants de la Practice. Auparavant, les pilotes devaient impérativement signer un tour rapide en fin de journée sous peine de rater l’accès direct en Q2, ce qui parasitait le travail de mise au point sur les réglages de course. En séparant les enjeux des deux journées, les équipes disposeront enfin de sessions libérées de cette contrainte de vitesse pure au guidon de leurs machines. L’Italien justifie ce choix : « En effet, ces dernières années, nous avons connu une situation où les 15 dernières minutes de la Practice se transformaient en séance de qualifications, car tous les pilotes cherchaient à se qualifier pour accéder directement à la Q2 le samedi. Or, cette séance de qualifications était nécessaire pour accéder à la Q2, qui servait ensuite à déterminer la grille de départ du Sprint et de la course du dimanche. Nous avons donc essayé de séparer les deux, et à mon avis, les qualifications Sprint deviennent beaucoup plus intéressantes, car il s’agira d’une véritable qualification, comme c’était déjà le cas auparavant. Donc, peu de choses ont changé, mais c’est désormais officiel. Et surtout, elles détermineront la grille de départ de la course Sprint, tandis que le samedi, les Q1 et Q2 établiront la grille de départ de la course du dimanche. »
Réduction du temps de piste et ajustements pour les constructeurs
Au-delà de la recherche du spectacle, les usines ont fait pression pour alléger l’effort mécanique et financier imposé par les week-ends de Grand Prix. La diminution globale du roulage permettra de préserver les blocs moteurs, tout en offrant aux techniciens davantage de temps de travail en atelier sans sacrifier la recherche de régularité en piste. Le représentant des instances revient également sur la fin des échauffements matinaux pour la catégorie reine : « Disons que l’objectif principal était de réduire le temps passé en piste, une nécessité imposée par les constructeurs. Avec les nouveaux horaires, nous avons considérable réduis le temps de roulage des pilotes, ce qui contribue certainement à une légère réduction des coûts, car les moteurs tournent moins vite et coûtent donc moins cher. Au final, les changements ne sont pas énormes, ce ne sont que des petits détails. Et surtout, nous avons laissé les séances d’essais libres 1, 2 et 3 à chacun, permettant de travailler sur les réglages de la moto sans perdre de temps à réaliser un tour rapide. Lorsque nous avons décidé de supprimer le warm-up pour les Moto2 et Moto3, cela a suscité une vive polémique, mais au final, cela n’a pas eu de conséquences négatives. Prenons l’exemple que nous avons vécu la semaine dernière au Japon : si par hasard, cela devait se reproduire – mais ce genre de choses n’arrive qu’une fois tous les dix ans –, nous serions prêts à réagir. »
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Photo de couverture : MotoGP








