F1
Publié le 27 octobre 2026 • 02:00 par Oléna Champlain

F1 – Oliver Bearman réclamerait 6 millions : Haas découvre le prix du talent

Bearman réclamerait 6 M€ à Haas, mais les véritables obstacles de sa prolongation semblent surtout liés à Ferrari.

Oliver Bearman sera-t-il encore chez Haas en 2027 ? Tout indique que oui. À quel prix ? Là, soudainement, les choses deviennent beaucoup plus amusantes. Une rumeur apparue ces dernières heures affirme que le Britannique réclamerait environ six millions d’euros par saison pour prolonger son contrat avec l’écurie américaine. Haas ne serait pas disposée à débourser une telle somme et les discussions seraient même dans l’impasse.

Bearman : le contrat patine, le chiffre aussi.

Six millions. Pour un pilote de 21 ans encore membre de la Ferrari Driver Academy. La somme est suffisamment spectaculaire pour faire parler. Elle possède seulement un petit défaut : à ce stade, aucune source suffisamment solide ne permet de la confirmer. En revanche, une chose est certaine : les négociations traînent réellement. Et Bearman lui-même vient de reconnaître qu’il subsistait des points de blocage.

Haas veut Bearman, Bearman veut Haas

Sur ce point, les deux camps ne pourraient presque pas être plus clairs. Ayao Komatsu a déjà expliqué que Haas souhaitait conserver son pilote et qu’une annonce officielle interviendrait une fois certains détails contractuels réglés. Bearman tient exactement le même discours.

À Austin, le Britannique a expliqué que Haas et lui étaient convaincus de vouloir poursuivre ensemble. Les derniers obstacles seraient essentiellement contractuels et ne dépendraient pas directement de lui. Surtout, un troisième acteur apparaît derrière la table des négociations : Ferrari.

Bearman reste membre de la Ferrari Driver Academy et reconnaît lui-même que Maranello possède « un grand mot à dire » concernant son avenir.

Voilà probablement le véritable cœur du dossier. Bien davantage, en tout cas, qu’un simple marchandage autour d’un salaire. Car Bearman ne cherche plus uniquement à sécuriser une place chez Haas. Il commence à préparer la suite.

Ferrari dans toutes les têtes

Le Britannique ne s’en cache même plus. À moyen terme, il estime être prêt à se battre pour des podiums et à rejoindre une équipe du top quatre. Ferrari reste naturellement son objectif ultime. Problème : Charles Leclerc et Lewis Hamilton occupent actuellement les deux sièges de la Scuderia. Et Bearman n’a visiblement aucune envie de passer plusieurs saisons à attendre devant la porte de Maranello en espérant qu’une chaise se libère. Son futur contrat doit donc satisfaire trois intérêts différents.

Haas veut conserver son meilleur atout pour encadrer Rafael Câmara, qui remplacera Esteban Ocon en 2027. Ferrari veut garder la maîtrise de la carrière de son protégé. Et Bearman veut éviter de signer un contrat qui l’empêcherait de saisir une opportunité chez une équipe de pointe.

Voilà déjà suffisamment de paramètres pour ralentir une négociation sans devoir ajouter une guerre autour de six millions d’euros.

Le patron de Haas a déjà choisi son leader

Sportivement, la prolongation semble presque évidente. Bearman a inscrit 23 des 30 points de Haas cette saison et occupe actuellement la treizième place du championnat. Komatsu considère qu’il a suffisamment progressé pour devenir le leader de l’équipe dès 2027.

À seulement 21 ans, le Britannique passerait donc du statut de jeune pilote Ferrari envoyé chez Haas pour apprendre son métier à celui de référence d’une équipe qui alignera Câmara, également issu de la filière de Maranello. Une promotion express. Et forcément, lorsqu’un pilote devient indispensable, son contrat coûte rarement moins cher.

Est-il donc possible que Bearman réclame une importante revalorisation salariale ? Absolument. Six millions d’euros précisément ? C’est une autre histoire. Ni Haas, ni Bearman, ni Ferrari n’ont confirmé ce montant. Et les déclarations récentes du pilote orientent plutôt les discussions vers la durée de l’engagement, les clauses contractuelles et la liberté dont il disposera pour la suite de sa carrière.

Le vrai bras de fer pourrait donc ne pas porter sur le nombre de zéros inscrits sur le chèque.

Bearman semble surtout vouloir être certain qu’une prolongation chez Haas ne devienne pas une jolie cage américaine décorée d’un cheval cabré. À court terme, il veut rester. À moyen terme, il veut des podiums. À long terme, Ferrari reste son rêve. Finalement, les fameux six millions sont peut-être le chiffre le moins intéressant de toute cette négociation.

Même si, évidemment, c’est celui qu’Internet a choisi de retenir.

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