L’avenir de Jack Miller en MotoGP semble de plus en plus compromis. Après une saison 2026 particulièrement difficile chez Pramac Yamaha, l’Australien devrait quitter la catégorie reine à la fin de l’année. Reste désormais à savoir où il poursuivra sa carrière. Le Championnat du monde Superbike apparaît comme la destination la plus crédible. Mais contrairement à d’autres anciens pilotes MotoGP, Miller ne disposera probablement pas d’un large éventail d’options.
À 31 ans, Jack Miller dispute sans doute ses derniers Grands Prix en MotoGP. Son passage chez Pramac Yamaha n’a jamais réellement décollé et les résultats de cette saison ne jouent pas en sa faveur.
À mi-championnat, l’Australien ne totalise que 19 points, un bilan bien éloigné des attentes placées en lui. Plus inquiétant encore, il ne devance que de peu son coéquipier débutant Toprak Razgatlioglu, en pleine phase d’apprentissage de la catégorie. Dans ces conditions, son remplacement par Izan Guevara à partir de 2027 est acté.
Pour Miller, le WorldSBK représente naturellement la suite la plus cohérente. L’Australien possède une solide expérience du très haut niveau et son style de pilotage offensif pourrait parfaitement convenir aux motos dérivées de la série. Mais un obstacle important complique ses recherches.
Selon Speedweek, Jack Miller souhaiterait conserver un salaire proche d’un million d’euros par saison. Une exigence qui réduit considérablement le nombre de constructeurs capables de répondre à ses attentes.
Toujours selon le média allemand, seuls Honda et BMW disposeraient des moyens financiers nécessaires. Encore faut-il qu’une place soit disponible. Sur le papier, Honda constituerait une destination particulièrement intéressante. Le constructeur japonais poursuit sa reconstruction en Superbike et pourrait bénéficier de l’expérience d’un pilote ayant disputé plus de dix saisons en MotoGP.

Un salaire exigé qui limite les possibilités de Jack Miller et les rumeurs d’un team satellite Honda en Superbike
Le problème est que l’équipe officielle HRC disposerait déjà de son duo composé de Jake Dixon et Somkiat Chantra. Une seule hypothèse pourrait ouvrir la porte à Miller. Selon plusieurs rumeurs apparues ces derniers mois, Honda étudierait la création d’une équipe satellite soutenue par le groupe pétrolier thaïlandais PTT, afin d’offrir un guidon supplémentaire à Somkiat Chantra ou d’élargir sa présence en WorldSBK. Si ce projet venait à se concrétiser, une place pourrait alors se libérer pour un pilote expérimenté. À ce stade, aucune annonce officielle n’a toutefois confirmé la création de cette structure.
Dans ces conditions, Jack Miller pourrait être amené à revoir ses exigences salariales. Le marché du WorldSBK reste très différent de celui du MotoGP, tant sur le plan économique que sportif. Accepter une rémunération plus modeste pourrait considérablement élargir le nombre d’équipes susceptibles de lui offrir un guidon compétitif.
Malgré une saison difficile, Miller reste un pilote très apprécié dans le paddock. Sa capacité d’adaptation, son expérience acquise chez Honda, Ducati, KTM puis Yamaha, ainsi que sa réputation de bon metteur au point constituent des qualités recherchées. Pour un constructeur en reconstruction, disposer d’un pilote capable de développer une moto peut représenter un avantage aussi important que les résultats bruts.
L’avenir de Jack Miller dépendra donc autant de ses performances lors de la seconde moitié de saison que de l’évolution du marché des transferts en Superbike.
Si Honda confirme la création d’une équipe satellite, une véritable opportunité pourrait s’ouvrir. L’Australien devra probablement faire un choix : accepter une baisse significative de ses prétentions salariales ou envisager d’autres horizons pour prolonger sa carrière sportive. À ce stade, Honda apparaît comme la piste la plus crédible… mais elle reste encore suspendue à un projet qui n’a pas été officialisé.










