pub
Ducati

La Ducati en MotoGP a longtemps été considérée comme la machine faite pour un seul pilote, à la différence des motos japonaises plus polyvalentes. Mais au fils du temps, la tendance s’est complétement inversée, jusqu’à arriver à cette saison 2021 où la Desmosedici fait le bonheur de tous ses pensionnaires tandis que Yamaha ne brille seulement que grâce à Fabio Quartararo. Et on ne parle pas de Honda, qui est un roi nu sans un Marc Marquez en forme. Puisque l’on parle du puissant premier constructeur mondial, comment le lilliputien industriel italien fait-il pour donner la leçon au Gulliver japonais ? Son patron sur le champ de bataille qu’est Gigi Dall’Igna donne une réponse qui ressemble presque à une leçon de vie

Ducati a ouvert une nouvelle ère de son histoire en MotoGP lorsque Gigi Dall’Igna s’est installé à Borgo Panigale en provenance de Noale. La marque s’est mise à innover sur sa Desmosedici, à tel point que les Italiens ont fait découvrir que l’on pouvait techniquement impliquer le développement d’une moto dans des thèmes dont on s’était persuadé qu’ils ne concernaient que l’automobile. Il y a eu les ailettes qui ont été raillées, puis les ailerons qui ont été imités, le déflecteur arrière qui a été contesté puis généralisé et ensuite un dispositif d’aide au départ abaissant mécaniquement l’avant de la machine, à présent métamorphosé en correcteur d’assiette dès que de besoin en affaissant l’arrière…

Il faut le reconnaître, Ducati a fait évoluer la moto et donne le ton techniquement à des plus puissants que lui sur le marché et dans l’industrie. Les Japonais courent après les Italiens sans même parfois arriver à les rattraper, comme le montre Suzuki au correcteur d’assiette encore loin du compte. Last but not least, cinq des six pilotes en Ducati ont déjà connu les joies du podium cette année, montrant ainsi que la moto est à la portée de tout le monde.

Cette situation ravit Gigi Dall’Igna qui a bien travaillé avec ses hommes pour en arriver là : « il est clair que cela fait plaisir de voir qu’ils parlent tous bien de la Ducati. Nous avons un groupe de personnes à l’usine qui travaillent d’une manière incroyable pour obtenir ces résultats. Je suis très heureux pour eux. Pour une usine, il est très important d’être un protagoniste constant au fil du temps et je crois que Ducati a atteint maintenant cet objectif. Du point de vue des constructeurs, c’est la chose la plus importante » dit l’Italien que Johann Zarco surnomme affectueusement « barbichette ».

Dall'Igna révèle la clé de la Ducati pour tous les publics

Chez Ducati l’imagination est l’un des plus aspects importants de la vie

Certes, mais la question demeure : comment est-il possible qu’une si petite usine puisse donner ainsi la leçon à l’empire japonais sur le plan technologique ? Dall’Igna donne la clé de son succès à AS et c’est une leçon « nous sommes un peu plus d’une centaine dans le département course de Ducati et ce qui nous manque en ressources, nous le mettons avec notre cœur et notre fantaisie ou notre imagination. L’imagination est l’un des plus aspects importants de la vie, et cela inclut l’imagination à un niveau technique ».

Une dynamique, une synergie qui va s’accélérer encore puisque le dégel technique pointe à l’horizon de 2022 : « nous travaillons sur diverses choses qui, nous l’espérons, porteront les fruits que nous voulons » sourit Gigi à l’évocation de cette échéance. Reste qu’il manque la cerise sur ce beau gâteau. Dall’Igna n’en disconvient pas : « il est clair que pour les gens, il est important de gagner le championnat du monde des pilotes. C’est la cerise sur le gâteau qui nous manque, mais nous devons continuer à travailler comme ça et je pense que tôt ou tard le titre de pilotes que nous méritons viendra ». A ce moment-là, la défaite de l’empire du soleil levant sera totale.

Pecco Bagnaia, Ducati, MotoGP

Tous les articles sur les Pilotes : Francesco Bagnaia

Tous les articles sur les Teams : Ducati Team